Prier aujourd'hui

Couleur liturgique du jour : vert 15ème semaine du temps ordinaire

Les lectures de la messe du jour

Aujourd'hui nous fêtons...
Bienheureuse Charlotte
et ses compagnes, Carmélites de Compiègne, martyres

inXL6 vidéo

Billet d'humeur

Bonnes Pâques !
par inXL6

Les catéchèses

La lettre info :

Pour restez au courant de l'actualité d'inXL6, laissez votre email ici.

Cultures > Ciné

4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours.

Une palme d'or à Cannes, une polémique autour de sa diffusion, de bons ingrédients pour que ce film ne passe pas inaperçu dans l'univers cinématographique.

Bénédicte Esnault
05/09/2007

Le film du réalisateur roumain Cristian Mungiu, devrait faire son entrée dans les collèges et lycées français. Récompensé par le Prix de l'Education Nationale 2007, le film sera en libre accès aux jeunes français dans les CDI (Centre de Documentation et d'Information) de leurs établissements. Cependant, les instances de l'Education Nationale, à travers la voix du ministre Xavier Darcos, ont émit des réserves sur la diffusion de l’oeuvre. Non sur le sujet grave qu'est l'avortement, mais sur des scènes pouvant heurter la sensibilité des jeunes les plus fragiles. Il est vrai que ce film possède, par moments, des images crues. Mais c'est sur ce point et seulement sur celui-ci qu'ils ont réagi. Or, le film fait l’impasse d’une réflexion sur le choix de l'avortement et sur ses conséquences psychologiques.
L'action se déroule à la fin du règne de Ceausescu en Roumanie, où l'avortement est passible de prison pour meurtre. C'est là qu'il aurait été intéressant d'amener une réflexion. En effet, le problème d'aller en prison ne se pose par pour avoir fait un meurtre mais pour avoir désobéi au régime. On déroge donc aux règles de l'état et non à celles humaines ou spirituelles. Ce n'est plus la peur de Dieu mais celle du régime. C'est dans ce sens que l'avortement est malheureusement justifié à travers tout le parcours des deux étudiantes Otilia et Gabita. Ces deux femmes, en manque de repères se retrouvent livrées à elles-mêmes. Le spectateur, en dépit de ses convictions pro ou anti-avortement, en vient à souhaiter qu’elles atteignent leur but. Que, malgré leur manque de liberté et de moyens, les deux étudiantes puissent arriver à leur fin sans que le régime communiste ne les repère. Comme les protagonistes du film entre eux, le spectateur devient solidaire d’Otilia et de Gabita.
Le réalisateur place 4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours dans un cycle de films. Il nous propose une tranche de vie sous une dictature où le manque de moyens rime avec pauvreté. C'est également le cas de sa réalisation. La plupart des images sont tournées caméra au poing, technique censée donner une impression d'accélération ou de vie à un film plat. Le prochain festival de Cannes couronnera-t-il un film sur l'inceste ou sur l'homosexualité ; car après Elefant Man et le suicide chez les adolescents, 4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours sur l'avortement, on peut se demander quel sujet sensible sera récompensé ?

4 Mois, 3 Semaines, 2 Jours. | ©

Réagissez sur le forum